politisation

Polarisation du champ syndical: relations syndicats-partis en Turquie

La politisation de l’action syndicale est souvent proposée comme une possibilité pour une action syndicale émancipatrice. L’étude des relations syndicats, partis, État en Turquie dans les années 2000 est en revanche caractéristique d’une configuration dans laquelle l’imbrication des liens entre l’État et un parti politique met les syndicats dans des relations de dépendance au pouvoir. Cette période marque un tournant important pour la structuration et le fonctionnement du champ syndical. En favorisant la promotion de la centrale syndicale conservatrice, le pouvoir a contribué plus largement à la polarisation et la politisation du champ syndical dans son ensemble. Cette configuration État, partis, syndicats au niveau national ne s’observe toutefois pas de la même manière à toutes les échelles d’analyse. Certains secteurs d’activité et certaines régions donnent à voir d’autres formes d’alliances syndicats-partis qui renforcent des possibilités d’alternance et de résistance pour les acteurs protestataires.

Politiser l’entreprise: l’éternel enjeu de classe

Comment (re)politiser l’entreprise ? Dans cet article, Aymeric Seassau rappelle que le lieu de travail est un lieu décisif de pouvoir, de politisation et de lutte des classes. Selon lui, il faut mettre fin à l’abandon de l’entreprise par la gauche et prendre résolument le parti  du travail, afin d’engager la révolution des rapports de production.

La politique dans le caddie: retour sur la notion de consommation engagée dans les programmes scolaires

Importé des travaux anglo-saxons, le concept de « consommation engagée » charrie une représentation atomisée du rapport à l’activité politique. Peut-on alors affirmer qu’elle est une forme d’engagement politique comme le stipule le programme de sciences économiques et sociales en terminale ? Pourfendeurs de cette catégorisation, Cédric Plont et Alain Santino mettent en lumière la confusion entre engagement politique qui suppose un cadre collectif, et participation politique qui relève de pratiques individuelles. Loin d’être anodine, cette erreur conceptuelle communiquée aux élèves – citoyens et citoyennes en devenir – participe à légitimer la responsabilisation des individus au détriment des formes de mobilisation collective.

Quand le numérique révolutionne l’action politique et la conquête du pouvoir

La révolution numérique bouleverse la manière de faire de la politique, les processus et lieux de politisation comme la construction des représentations et des opinions. Yann Le Pollotec revient sur les potentialités démocratiques et politiques des outils numériques tout en soulignant leurs limites à dépasser. Il insiste sur l’importance pour les militants et leur organisation de mener une stratégie numérique globale visant la conquête d’une hégémonie culturelle, condition nécessaire à une prise du pouvoir.

L’impasse du populisme de gauche

Extrait du livre de Roger Martelli, “L’identité c’est la guerre”.