presse

Mai 68 et après : moment d’histoire de la critique anticapitaliste des médias

A trop attribuer aux seuls libéraux les acquis de ce combat pour la liberté de la presse, on en oublierait presque que ce dernier avait aussi partie liée avec la lutte des classes. Ainsi, au moment de 1968, comme le montre cet extrait de l’ouvrage A bas la presse bourgeoise. Deux siècles de critique anticapitaliste des médias, de 1840 à nos jours, paru chez Agone en 2022. La critique anticapitaliste des médias dans les années 1960 et 1970 peut apparaître comme un outil pour penser le présent des alternatives à imaginer.

Une révolution manquée, les politiques sur la propriété des biens de presse de la Libération à 1954 (1/2)

Baptiste Giron présente à la fois le projet de nouveau statut de la presse et les ordonnances de 1944 (séquestre judiciaire et interdiction de certains journaux), premières mesures de réorganisation de la propriété des biens de presse qui éclairent d’un jour nouveau la concentration moderne opérée par un Bolloré.

L’éminente responsabilité des journalistes

L’émancipation des travailleurs passera par les travailleurs eux-mêmes. L’assertion bien connue s’applique aussi au monde journalistique. Cela suppose de penser à nouveau frais la question de la déontologie journalistique, ce que nous propose Pierre Dharréville dans cet article, en partant d’une analyse du type particulier de responsabilité qui est la leur : une éthique collective à l’égard des faits et du public.

Une révolution manquée, les politiques sur la propriété des biens de presse de la Libération à 1954 (2/2)

Deuxième partie de l’article de Baptiste Giron présentant l’épuration menée à la Libération contre la presse collaborationniste, mais surtout la manière dont les principales mesures de nationalisation des biens de presse ont été désamorcées de leur ambition nationalisatrice.

L’indépendance du journal est une bataille quotidienne

Loi anti-concentration, réforme des aides à la presse, soutien à la lecture… Autant de mesures portées par Fabien Gay, directeur du journal L’Humanité. Mais la bataille est rude et suppose de soutenir la presse en la lisant et en la diffusant, car face aux médias extrême droitisés, la lutte pour l’accès aux moyens économiques qui permettent le développement de journaux libres est cruciale.