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La pratique du «pipi-sauvage» dans l’espace public parisien entre représentations et assignations de genre

La pratique du «pipi-sauvage» dans l’espace public parisien entre représentations et assignations de genreTemps de lecture : 11 minutes

Le besoin d’uriner fait partie des impondérables physiologiques qui s’imposent à tout être humain. Sa satisfaction dans des toilettes publiques ou dans la rue ne relève pourtant pas d’une même pratique pour les hommes et pour les femmes. En s’intéressant au « pipi sauvage » urbain, Sarah Bourcier Laskar interroge ainsi les inégalités genrées d’accès à l’espace public, les différences de jugements, de perceptions ou encore de faisabilité selon les sexes. Afin de corriger ces inégalités, une rénovation des équipements dans les toilettes publics pour les femmes s’avère nécessaire.

Cet article retrace les enjeux genrés du « pipi sauvage » en ville. Il est basé sur une enquête sociologique intitulée, « Le « pipi sauvage » en ville ou l’insoutenable fluidité des êtres. Analyse ethnographique d’une pratique citadine et des conditions de sa régulation dans l’espace public parisien », publié en septembre 2019 et encadrée par le programme de recherche et action, OCAPI (Organisation des cycles Carbone, Azote, Phosphore dans les territoires).

Qu’est-ce que pipi-sauvage en ville?

Uriner et déféquer font partie d’une nécessité physiologique des êtres humains, or les façons dont nous urinons obéissent à des normes sociales, et sont accompagnées d’un certain nombre de représentations sociales qui peuvent varier d’un contexte à un autre. Le « pipi sauvage » est une pratique sociale urbaine qui consiste à uriner dans l’espace public hors des espaces qui lui sont officiellement dédiés, soit les toilettes publiques et les toilettes dites « semi-publiques » que l’on retrouve dans les commerces et lieux de restauration. Cette pratique constitue une infraction au Code pénal[1]. Lorsque l’urine s’exprime dans les lieux publics de façon informelle, elle se manifeste par des traces laissées sur le sol et des odeurs qui en émanent. En répandant leurs fluides corporels sur les chaussées de la ville, les personnes ayant uriné sont considérées comme inciviles au regard de la loi et de la bienséance, et peuvent faire l’objet d’une verbalisation à hauteur de 68 €.

La question du pipi sauvage en ville soulève la question du dénuement des corps dans l’espace public. C’est alors que les questions liées au genre apparaissent comme essentielles pour saisir les dimensions symboliques des représentations sociales que nous faisons de nos corps urinant. À cet égard, interpréter les raisons qui conduisent certaines femmes à uriner dans l’espace public permet de comprendre ce qui distingue les hommes des femmes dans leurs façons d’uriner.

Durant l’enquête une jeune femme d’une vingtaine d’années m’explique avoir honte d’aller aux toilettes publiques. Les sentiments qu’elle exprimait sont apparus comme un indicateur des normes de genre vis-à-vis des fonctions excrémentielles. Les femmes sont-elles plus enclines au dégoût et à la honte vis-à-vis de ces fonctions ? Pourquoi la réalisation des besoins naturels dans l’espace public est-elle perçue comme plus difficile pour les femmes ? La mise en scène des corps dans l’espace semble performer les normes de genre et conditionner les individus à uriner selon des codes sociaux spécifiques. Et ce alors que le besoin d’uriner est une nécessité universelle qui se doit d’être accessible à tous et à toutes.

Les dimensions genrées du pipi sauvage

Étudier le genre dans l’espace public revient à enfiler des lunettes spécifiques qui permettent de rendre visibles les comportements genrés qui nous entourent quotidiennement. C’est une démarche qui permet, notamment, d’identifier les inégalités de genre d’accès aux espaces publics. Si on entend le genre comme « un système de bicatégorisation hiérarchisée entre les sexes (hommes/femmes) et entre les valeurs et représentations qui leur sont associées (masculin/féminin) »[2], alors le genre s’inscrit dans un ordre social (qui est vécu comme l’ordre naturel des choses), mais dont découlent une hiérarchisation et des inégalités du fait de cette hiérarchisation arbitraire socialement construite.

Le corps des femmes est un enjeu qui prend une tournure et des voies nouvelles dans le débat public. Les revendications féministes et les travaux de recherches en sciences sociales sur le genre sont nombreux à dénoncer l’inégalité d’accès à l’espace public pour les femmes et les minorités de genre. L’espace public est conçu et majoritairement approprié par les hommes, pour preuves, les femmes restent moins durablement dans l’espace public que les hommes. L’accès au service des toilettes   publiques   est   un   exemple   parmi   d’autres   qui   incarne   l’enjeu d’autonomie et d’indépendance pour les femmes dans l’espace public. Les toilettes publiques représentent un indicateur social et spatial éloquent pour donner à voir les constructions spatiales et sociales du genre. La chercheuse et doctorante Lucile Biarrotte mobilise à ce titre le cas des toilettes publiques comme une incarnation des inégalités de genre. Selon elle, « la conception et la construction des toilettes publiques reflètent des valeurs de genre ». La plus grande présence d’urinoirs masculins sur les zones d’observation de cette enquête de terrain que de toilettes assises dédiées aux femmes marque cette inégalité d’accès aux nécessités fondamentales.

Les difficultés et stratégies genrées face à l’envie d’uriner dans l’espace public

Les difficultés que rencontrent les femmes à uriner tranquillement dans l’espace public se cristallisent par une montée de stress. En fonction de l’heure, il leur faut chercher un endroit, que ce soit des toilettes publiques, celles d’un commerce à proximité ou d’un abri dans la rue. Par pudeur, beaucoup de femmes n’iront pas dans la rue. Elles vont préférer attendre que vienne leur tour dans un lieu fermé. La queue aux toilettes pose un problème majeur. Les files d’attente sont plus longues chez les femmes que chez les hommes. Cette inégalité de genre face au temps d’attente aux toilettes s’explique selon plusieurs chercheurs et chercheuses par la dimension même des toilettes[3]. Dans la majorité des cas la surface des toilettes pour les femmes est souvent égale à celle des hommes dans les lieux publics. Or, le système assis que requièrent les femmes pour réaliser leurs besoins naturels prend plus de place que les urinoirs masculins. Cette répartition inégale de la surface des toilettes participe à l’amplification des inégalités femmes/hommes face au besoin d’uriner.

Une femme peut prendre plus de temps qu’un homme aux toilettes, elles sont souvent plus chargées (plusieurs sacs, enfants à charge, poussettes…) et les vêtements représentent une contrainte plus marquée pour les femmes. De même, le renouvellement de dispositifs liés aux règles entraîne une manipulation et un temps supplémentaires aux toilettes. Enfin l’utilisation des toilettes publiques pose un certain nombre de problèmes aux femmes. La saleté récurrente des toilettes publiques opère une forme de répulsion chez les femmes.

« Je ne vais plus dans les toilettes publiques, elles sont trop sales. Les hommes qui n’ont pas réussi à uriner dans la cuvette se permettent d’en mettre partout. Alors quand on passe après t’imagine pas… » me raconte une jeune femme.

Le sentiment de contamination des toilettes publiques provoque des réserves à les utiliser faisant des toilettes publiques « des espaces de cauchemar »[4]. Si les femmes sont censées s’assoir sur la cuvette, les hommes peuvent ne pas entrer en contact direct avec. Pourtant tous ne prennent pas la peine de relever la lunette du siège pour uriner et génèrent ainsi des éclaboussures. La pluralité des techniques corporelles, en termes de postures, pour éviter d’entrer en contact avec des zones perçues comme contaminées est une opération supplémentaire que doivent élaborer certaines femmes pour pallier à la malpropreté des toilettes publiques. Certaines me confient ainsi préférer uriner dans la rue plutôt que d’utiliser des toilettes publiques.

Nombreuses sont les femmes qui n’urinent pas systématiquement dans la rue, mais qui le font seulement le soir et la nuit tombée. Payer pour aller aux toilettes est une solution pour de nombreuses femmes disposant en général d’une situation économique stable et des revenus réguliers. Pour d’autres, payer pour aller aux toilettes est impensable, par principe, par lassitude ou pour des raisons économiques.

Si uriner dans les toilettes c’est répondre aux normes de bienséances, certaines femmes choisissent la rue et ses endroits discrets. Elles ne voient pas pourquoi elles devraient attendre alors que nombreux sont les hommes à se permettre d’uriner dans les rues. Elles abandonnent l’idée d’utiliser des toilettes qui sont souvent trop éloignées, trop souillées, ou avec une file d’attente trop longue. Mais les difficultés ne s’arrêtent pas là. En urinant dans la rue, il faut trouver un endroit à l’abri des regards, trouver une posture qui évite trop d’éclaboussures, et surtout ne pas se retrouver dans des situations compromettantes et dangereuses. La diversité des postures marque la pluralité des techniques développées au fil des expériences. Pour plusieurs d’entre elles la technique de la chaise qui consiste à uriner contre quelque chose est la plus commode et permet de s’adapter à plusieurs territoires à la fois[5]. Pour d’autres être accroupie entre deux voitures ou encore trouver des espaces végétalisés permet d’être le plus invisible possible. La façon de se cacher dans la rue et la posture adoptée pour uriner sont deux dimensions déterminées par le genre de la personne qui urine.

 

Croquis d’une femme urinant entre deux voitures dans le 19e arrondissement de Paris

 

Quels enjeux autour du corps des femmes dans l’espace public

Les femmes dans les sociétés occidentales sont éduquées à uriner assises et les hommes à uriner debout. La question des techniques corporelles mobilisées au moment de l’urine est essentielle pour comprendre les enjeux autour du corps des femmes dans l’espace public. Lorsqu’une femme urine, elle est contrainte de se dénuder plus qu’un homme. Enlever son pantalon ou soulever sa jupe sont des gestes nécessaires aux femmes pour uriner. Or il est contraire aux normes de la convenance et de la pudeur de dévoiler les parties considérées comme intimes aux yeux de tous. Pourtant le corps d’une femme ne peut être dénudé comme celui d’un homme. Si un homme urinant semble dévoiler aussi une partie de son corps, la proscription d’uriner dans la rue est plus lourdement ressentie par les femmes que par les hommes. La construction sociale des normes de genre se traduit par une assignation des gestes et attitudes à adopter lorsque l’envie d’uriner se fait sentir.

« C’est bizarre qu’une femme urine dans la rue. Je respecte trop la femme pour… en fait ça me donne une image négative tu vois. Une femme et un homme c’est pas pareil… Un homme c’est un débrouillard, mais une femme c’est plus réservée tu vois. » me confie un homme lorsqu’il imagine une femme urinant dans la rue.

Le corps est un univers symboliquement marqué. Il doit être pensé en lien avec les autres corps dans l’espace public. Le fruit du regard que la société porte sur le corps des femmes influence le comportement qu’elles adoptent face à l’envie d’uriner. Un corps féminin se dénudant pour uriner dans la rue attire et attise le regard des passants et éveille un sentiment de honte. Cette inquiétude récurrente à être vue en train d’uriner s’explique par les représentations sexuées du corps des femmes et des normes de conduites qu’elles sont censées adopter. La sacralisation du corps des femmes rend son dévoilement tabou. L’image d’une femme adoptant une posture de miction dans la rue semble polluer l’imaginaire de la féminité. En effet, la vision d’un corps féminin urinant semble nuire à l’image sexualisée et érotisée de leurs corps. « Uriner dans la rue pour une femme, ce n’est pas sexy ! » me confie un jeune homme.

Qu’il soit réel ou fantasmé, le regard porté sur une femme urinant peut être violent et perçu comme une intrusion, accomplie dans le seul but d’offenser. Nombreuses sont les femmes ayant déjà uriné dans la rue et m’ayant confié avoir été confrontées à des formes de voyeurisme. Le sentiment d’insécurité se manifeste au moment d’uriner structure leur rapport à l’espace public[6]. Si l’acte d’uriner n’est pas une invitation à des offenses ou des actes sexuels, la nudité d’une femme dans la rue peut pourtant être perçue comme un signe de provocation de l’ordre des convenances et donc une invitation à la moquerie, au jugement voir au harcèlement sexuel.

La peur d’être surprise en train d’uriner par un intrus semble habituer les femmes qui urinent à élaborer des stratégies pour y remédier comme le fait d’uriner en groupe. Ces stratégies collectives de solidarité suggèrent la protection mutuelle. Elles y vont à plusieurs pour se mettre en quête d’un lieu où uriner. Parfois elles se communiquent entre elles les bons endroits et les bonnes stratégies. Ces différentes stratégies de solidarité et d’évitement représentent des injonctions à devoir « faire gaffe » et à « prendre ses précautions ». Il m’est aussi arrivé de voir des hommes accompagner des femmes souhaitant uriner dans la rue. Ces jeunes femmes me confient se sentir plus protégées par une présence masculine. Qu’il s’agisse d’une solidarité féminine ou de protection masculine, uriner dans la rue sous-entend prendre plus de risques et normalise les violences systématiques que subissent les femmes.

L’attitude sexiste selon laquelle une femme est mal perçue lorsqu’elle urine dans la rue perpétue une hiérarchie entre les sexes et une conception patriarcale du comportement que les femmes doivent adopter. La prescription des conduites appropriées, en autorisant le comportement de certains tout en en punissant d’autres reflète des normes sexuées d’usage de la rue et contribue à les renforcer[7]. « Dans un même mouvement, le sentiment d’insécurité qui restreint les déplacements des femmes permet de reproduire la dimension masculine de l’espace public »[8].

Qu’il s’agisse d’une violence réellement éprouvée ou d’une violence symbolique intériorisée, les risques encourus de violation de l’intégrité corporelle se renforcent au moment d’uriner.

Cette perception de l’insécurité rend les usages de l’espace public urbain plus contraignants et restrictifs, et influence sur leur indépendance et leur autonomie dans l’espace public. D’autant plus que l’injonction à ne pas recourir à l’espace public pour uriner semble contraindre les femmes à se retenir plus longtemps et ainsi, à augmenter les risques de contracter des maladies auxquelles elles sont malheureusement plus exposées (cystite, infections urinaires ou hyperactivité de la vessie).

S’ajoute à cela le fait de se cacher davantage qu’un homme, d’être accompagnée, et de faire la queue aux toilettes plus longtemps. Ce cumul des inégalités face à l’urine n’est qu’un indicateur social parmi d’autres du processus de marginalisation genré dans l’occupation de l’espace public.

Le fait que les femmes se contiennent et se limitent davantage est propre à une culture patriarcale manifeste dans l’espace public. Cela nous conduit à confirmer que « l’espace public est davantage fait pour les hommes, qu’il leur appartient et que les femmes ne peuvent y être que de passage, qu’elles n’y ont pas vraiment leur place »[9]. Uriner dans la rue est connoté très différemment pour une femme ou pour un homme. Cette distinction fondamentale a bien entendu des conséquences sur la vie des femmes en ville et nous permet de montrer ici que le masculin et le féminin se construisent en opposition l’un à l’autre, mais aussi de façon hiérarchique. Être une femme dans l’espace public entraîne une différenciation des comportements et des usages de l’espace qui semble bien confirmer l’inégalité d’accès à l’espace public.

©Katharina Löw (Flickr – Creative Commons License)

Pour tenter de corriger ces inégalités d’accès au besoin d’uriner on voit fleurir depuis 2018, des urinoirs féminins dans les espaces publics. Principalement déployés sur des événements festifs, les urinoirs féminins sont conçus comme un service miroir par rapport aux urinoirs masculins, et visent à limiter les files d’attente et permettre ainsi aux femmes d’uriner dans l’espace public. L’exemple de l’urinoir féminin « Marcelle » designer par Louise Raguet marque une révolution dans la façon de concevoir les toilettes publiques. Non seulement il répond à un besoin d’uriner pour les femmes, mais il permet aussi la récupération d’urine pour en faire de l’engrais agricole[10].

[1] L’article R632-1 du Code pénal, modifié par le décret n° 2010-671 du 18 juin 2010 prévoit et punit de l’amende prévue pour les contraventions de 2e classe le fait de déposer, d’abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l’exception des emplacements désignés à cet effet par l’autorité administrative compétente, des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu’il soit, y compris en urinant sur la voie publique, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation.

[2] Définition extraite de Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait et Anne Révillard, Introductions aux études de genre, De Boeck, 2012, p.7, cité par Marianne Blidon, « Genre et ville, une réflexion à poursuivre », Les Annales de la recherche urbaine, 2017 n° 112, p.6.

[3] Lucile Biarrotte, « Les toilettes : constructions spatiales et sociales», TEDx Champs Elysées Women, Youtube, 29 novembre 2017.

[4] Sarah Moore, Breeze, Simon Breeze, « Spaces of Male Fear: The Sexual Politics of Being Watched », British  Journal of Criminology, 2012, vol. 52, n° 6.

[5] « L’idéal c’est quand même quand c’est pas du béton, mais de la terre, parce que c’est chiant d’avoir les éclaboussures sur les pieds. Après je développe des techniques pas mal, contre une voiture ou contre les murs. Je me mets le dos collé au mur, en chaise quoi. Comme ça mes pieds sont plus loin des éclaboussures. Mais bon y en a toujours un petit peu, rooh ça rafraîchit quoi ! ». Extrait d’entretien avec une jeune femme.

[6]  « Les femmes intériorisent rapidement l’idée que la violence – en particulier sexuelle – fait partie de leur vie parce qu’elles sont femmes. », Valérie Rey-Robert, Une culture du viol à la française, Editions Libertalia, 2019.

[7] Carol Gardner, Passing by. Gender and public harassment, Berkeley, University of California Press, 1995, p.9 citée par Marylène Lieber, Genre, violences et espaces publics. La vulnérabilité des femmes en question, Presses de  Sciences Po, 2008.

[8] Marylène Lieber, op. cit., p.54.

[9] Rey-Robert, Valérie, op. cit., p.246.

[10] Pour en savoir plus Louise Raguet raconte à Konbini le projet de cet urinoir : https://www.facebook.com/konbininews/videos/des-urinoirs-f%C3%A9minins-pour-faire-de-lengrais-le-speech-de-louise-raguet-designeu/712684829305468/

Pour citer cet article

Sarah Bourcier Laskar, « La pratique du « pipi-sauvage » dans l’espace public parisien entre représentations et assignations de genre » , Silomag, n°13, septembre 2021: https://silogora.org/la-pratique-du-pipi-sauvage-dans-lespace-public-parisien-entre-representations-et-assignations-de-genre/

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