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Aiguillage raté en direction de la concurrence. Pourquoi l’UE échoue à mettre le ferroviaire sur les rails du succès

En dépit des grandes ambitions affichées par l’Union européenne (UE) en matière environnementale et climatique,…

Le potentiel transformateur des services publics en tant que communs

Face au démantèlement des mécanismes de solidarité et de cohésion sociale provoqué par le néolibéralisme et la privatisation des services publics, le concept alternatif des communs repose sur quatre caractéristiques principales explicitées par Roberto Morea et Francine Mestrum dans cet article.

Le XIXe siècle pour horizon de modernité: la libéralisation en cours du ferroviaire en France.

Nationalisé par le Front populaire en raison des importantes défaillances du marché et des compagnies privées, le système ferroviaire connait au XXIe une restauration du marché et de ses logiques.

Extrait du rapport de EPSU (2022): Privatisation et administration publique en Europe

La lutte contre la privatisation des secteurs publics est au cœur des activités de la Fédération syndicale européenne des Services publics (EPSU).

Services publics en Europe: Une politique ordolibérale cohérente

Quelle est l’idéologie à la source de la construction européenne telle que nous la connaissons ? Une question qui amène souvent des réponses floues et des contresens alimentant une grande confusion ou tout simplement une germanophobie déplacée. Dans cet article, Christian Laval explique en quoi les critiques faites à l’Union européenne ratent trop souvent leur cible.

Marchandisation de la nature

Les contradictions capital-travail et capital-nature s’autoalimentent ,et les ignorer c’est se rendre impuissant à répondre aux défis de ce que l’on nomme la transition écologique, et à les planifier. Luc Foulquier fait ici retour sur l’histoire en revisitant le concept de « nature, et dresse un tableau-vaste et cependant non exhaustif-des enjeux contemporains qui intéressent la question environnementale. L’objectif est de donner quelques informations afin de favoriser les discussions et les rencontres thématiques.

Emploi, immigrés et Coronavirus: le cas italien

Les effets de l’épidémie et surtout sa gestion en Italie ont de fortes implications en termes d’inégalités sociales. Certains groupes sociaux souffrent particulièrement de cette situation. Leur souffrance peut venir du confinement qui empêche de circuler et de travailler, mais aussi de devoir travailler dans de nouvelles conditions, plus difficiles et plus dangereuses. Dans cet article, Enrico Pugliese aborde les effets de l’épidémie sur les travailleurs précaires, ceux qui ont un contrat de travail et ceux qui travaillent illégalement. En Italie comme dans le reste de l’Europe, ce sont le plus souvent les immigrés qui sont les plus touchés par cette précarité.

En quoi l’éventuelle privatisation d’Aéroports de Paris ferait-elle reculer la démocratie?

Alors qu’il existe déjà d’importantes limites à la possibilité pour les citoyens et les salariés d’imposer des critères de gestion répondant aux besoins et aux enjeux de notre époque, le projet actuel de privatisation va encore aggraver cette tendance. Jean Oullins et Robert Arrageois nous expliquent en quoi le combat contre cette privatisation est une lutte pour la démocratie. Ils proposent, à l’inverse, de socialiser cette entreprise pour reprendre le pouvoir d’agir sur ce service public. Or, si l’on arrive à réunir les 4,7 millions de signatures nécessaires à la tenue du référendum d’initiative partagée, ces combats peuvent être gagnés. On s’y met tous ?

De la financiarisation de l’entreprise à sa démocratisation

Si la financiarisation de l’entreprise a des conséquences sociales dévastatrices, elle n’en est pas moins inhérente à la notion même de propriété des moyens de production. Une politique sociale et écologique résolue ne peut que remettre en cause cette valorisation en ouvrant la voie à l’éviction des actionnaires et à la transformation des entreprises en communs associant travailleurs et usagers. Ainsi, Benoît Borrits nous invite à penser une nouvelle approche de l’appropriation sociale et de la démocratie.

Dette étudiante, désinvestissement de l’État dans l’enseignement supérieur et crise de la mobilité sociale aux États-Unis

L’enseignement supérieur aux États-Unis est désormais majoritairement financé par les frais de scolarité et dépend donc de l’emprunt privé que doivent contracter les étudiants pour les payer. Avec l’explosion de la bulle spéculative des subprimes en 2007-2008, les acteurs financiers qui profitaient déjà de cette manne se sont encore rués davantage sur ce marché. Les prêts ainsi contractés par les étudiants les placent en situation de servitude à l’égard des banques et des organismes de recouvrement et freinent leur mobilité sociale. Pour John Mason, l’ampleur de la dette étudiante – dont le taux de défaut de paiement est particulièrement élevé – menace désormais toute l’économie.