Quand le numérique révolutionne le travail

Alors qu’il génère des gains de productivité considérables, le numérique est prioritairement utilisé par le Capital pour abaisser le « coût du travail ». À rebours, des jeunes et moins jeunes en font un usage coopératif, horizontal, solidaire et créatif. Ces usages préfigurent une possible République des communs comme la construction d’une société de libres producteurs associés.

1789 et 1917 : l’enjeu de l’analogie

La révolution russe va susciter de nombreuses analogies avec la Révolution française. Octobre 17 sera pensé en lien avec cette dernière qui prendra une place fondamentale dans l’expérience révolutionnaire russe. De son côté, l’ombre de la révolution russe planera sur les évocations de 1789 et 1793 pendant une grande partie du XXe siècle.

Chine : la « Révolution » dans une histoire en perpétuel changement

Transition idéalisée du pouvoir politique et du mandat du ciel, révolution de palais, coups d’État, premier empereur d’une dynastie, révolution française, accomplissement d’un renouveau, révolutions républicaine, prolétarienne ou encore socialiste, le terme Ge ming, – équivalent de révolution en langue française – renvoie au renversement des systèmes existants. Par l’évocation de ces différents usages, c’est un peu de l’histoire de la Chine dont Zhou Sicheng nous donne un aperçu.

L’Allemagne et la révolution

L’Allemagne, son peuple et les gouvernements qui s’y succèdent depuis deux siècles, entretiennent une relation ambigüe à la révolution française. Modèle pour certains, anti-modèle pour la majorité, Lucien Calvié examine comment cette ambiguïté est inscrite dans l’histoire même de ce pays.

Que reste-t-il de l’Octobre russe?

Ce centenaire de la révolution russe est l’occasion de contribuer au nécessaire inventaire collectif d’octobre 1917 et de ses suites. Il nous invite à tirer les leçons de cette expérience humaine et à mobiliser les avancées de la science historique pour ne plus appréhender cet objet sous un angle seulement idéologique.

Ni commémorer, ni célébrer. Enjamber le présent ou la nécessité de l’histoire

Il revient sur l’enjeu de l’évocation de 1917 et la manière dont cette révolution a été commémorée au XXe siècle. En 2017, cette évocation est loin d’avoir perdu sa dimension idéologique et politique. La lecture de cet événement reste conditionnée par le fait de considérer ou non comme souhaitables ou possibles des processus révolutionnaires.

L’État, la révolution et Lénine

Dans son ouvrage inachevé, L’État et la Révolution, Lénine réaffirme les thèses marxistes concernant le dépérissement de l’État. Outil de domination, il soutient la nécessité d’abolir cette institution et explicite les deux étapes nécessaires à cette fin.

Lénine et l’impérialisme

Théoricien et praticien de la révolution, Lénine a développé, dans son ouvrage, “L’impérialisme, stade suprême du capitalisme (essai de vulgarisation)” publié en 1917, une réflexion sur le capitalisme de son temps actualisant ainsi les analyses de Marx. La pensée « marxiste-léniniste » connaîtra une postérité mondiale. Gabriel Milès replace ce livre dans son contexte et en résume les grandes lignes. Cette note est suivie de quelques extraits choisis par ses soins.

Rosa Luxemburg et la révolution russe

Alors que les bolcheviks jouissent d’un prestige grandissant auprès des révolutionnaires européens, Rosa Luxemburg développe une analyse critique de la situation en Russie et discute les aspects stratégiques et politiques privilégiés par Lénine et Trotski dans son texte « La révolution russe ». Pierre Girier replace ce texte dans son contexte et en résume les grandes lignes. Il en a également sélectionné quelques extraits.

Olivier Besancenot: «La révolution est d’une brûlante actualité»

Une belle formule de Trotski résume bien à la fois ce qu’il s’est passé en octobre 1917 et, de façon plus générale, ce qu’est un processus révolutionnaire : « l’irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées » .